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L’émotion du rejet et les faux jetons de la République

Ainsi donc, la confluence des différentes oppositions a permis de rejeter le projet de loi portant sur le contrôle de l’immigration et l’amélioration de l’intégration. Piètre « victoire »

parlementaire puisque cette motion de rejet confisque - pour le moment - une loi largement

plébiscitée par une majorité de Français. Comme exemple du respect de la volonté populaire, on a déjà vu mieux !



D’autant que les tenants du « front du refus », les populistes des deux rives, rejettent l’esprit

de ce projet de loi pour des raisons diamétralement opposées : les uns militant pour une politique irresponsable de l’immigration, façon « open bar », les autres promettant, toute démagogie bue, de ramener à zéro les flux migratoires ! Bref, peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse de la victoire sur « vilain Macron ». Quant à la gueule de bois du petit matin, ce sera pour le bon peuple !

Le mariage improbable de la carpe insoumise et du lapin lepéniste inflige certes un camouflet à l’exécutif mais, surtout, accentue un peu plus le divorce entre le personnel politique et les citoyens. Ces mêmes députés qui fustigeaient l’usage - au demeurant parfaitement constitutionnel - du fameux article 49-3, privent cyniquement les électeurs d’un débat parlementaire pouvant déboucher sur une loi majeure réclamée par les Français.

Aujourd’hui, solidement installées aux antipodes de l’hémicycle, les oppositions populistes composées par la France insoumise et le Rassemblement national imposent le tempo du quadrille de la démagogie au parti socialiste et aux républicains. Ces anciens partis de gouvernement qui, après avoir gouverné le pays pendant près de 60 ans, sont devenus les supplétifs des forces populistes, faute d’avoir su ou voulu renouveler leurs programmes et leurs dirigeants.

Dans la perspective des élections générales de 2027, ça fait peur.

On en est là !

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