Avatar 3 : de Feu et de Cendres
- Daniele Mattei

- il y a 23 minutes
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En ce lointain 2009, James Cameron, réalisateur de films tels que Terminator, Aliens et Titanic, a donné vie à un nouveau projet qu'il souhaitait réaliser depuis longtemps : Avatar. Un film ambitieux, avec seulement quelques parties en live action mettant en scène des personnages humains, tandis que les protagonistes sont des extraterrestres : le peuple des Na'Vi, qui habite Pandora, une lune située à des années-lumière de la Terre.
Le film a connu un succès retentissant, devenant le plus gros succès au box-office de tous les temps, avec près de 3 milliards de dollars de recettes dans le monde. Il offrait un spectacle visuel sans précédent, d’autant plus que les paysages et la faune de Pandora n'existaient pas : presque tout était réalisé par ordinateur, en capturant les performances des acteurs à l'aide de techniques de capture de mouvement. Le film a également réintroduit, après de nombreuses années, une vision stéréoscopique, c’est-à-dire la 3D, grâce à des lunettes spéciales.
Dans le film, le protagoniste Jake Sully, un ex-marine, a perdu l'usage de ses jambes et vit sur une planète Terre polluée et appauvrie. Son frère jumeau meurt, et la RDA, une agence de développement, le recrute pour participer au projet Avatar. En effet, afin d'interagir avec les natifs de Pandora, les humains ont mis sur pied une mission scientifique et créé des êtres hybrides entre humains et Na'Vi : les avatars, qui peuvent être pilotés par des humains en connectant leur esprit. Lorsque l'avatar agit, le corps de l'humain reste inerte dans une cabine de connexion spéciale.
Jake se retrouve ainsi dans un nouveau monde : il peut enfin marcher grâce au corps de l'avatar et entre en contact avec cette civilisation extraterrestre, un peuple à la peau bleue qui rappelle, dans ses coutumes, les Indiens d'Amazonie et les Amérindiens. Ils vivent en symbiose avec la nature, sur une planète encore intacte.
Mais, bien évidemment, les humains ont leurs propres intérêts : ils recherchent sur la planète l’Unobtanium, un minerai rare agissant comme un supraconducteur à température ambiante, ce qui fait que la mission scientifique n’est qu’une couverture. Face au refus obstiné des Na'Vi d’autoriser son exploitation, les humains laissent le champ libre à l’armée dirigée par le colonel Quaritch. Après avoir découvert la vérité, Jake rejoint les Na'Vi, tombe amoureux de la belle Neytiri et se bat pour sauver Pandora contre les humains, dont il fait lui-même partie.
Les interprétations sont convaincantes, notamment celles de Zoe Saldana et Sigourney Weaver.
Après treize ans, Cameron revient en 2022 avec Avatar : La Voie de l’eau. Jake et Neytiri ont fondé une famille et, parmi leurs enfants, on trouve la mystérieuse Kiri ainsi que l’humain adopté, Spider. Des problèmes surviennent bien sûr avec le retour de Quaritch, sous la forme d’un avatar (le film suggère également que le Quaritch original était le véritable père de Spider), et nos héros sont contraints d’abandonner leur maison au sein de la tribu des Omatikaya. Ils se retrouvent donc à combattre de nouveau les humains en rejoignant une autre tribu vivant près des eaux, une ethnie Na'Vi différente.
Une fois encore, le film remporte un franc succès. Les technologies ont été perfectionnées : le rendu visuel de la mer et de la faune extraterrestre qui l’habite est très réaliste et crédible. L’histoire, toujours assez simple pour plaire au grand public, s’enrichit quelque peu grâce aux nouveaux personnages introduits. Cependant, le film peut être critiqué, car il s’apparente presque à un soft reboot du premier : il ajoute des éléments, en suggère d’autres, mais dans l’ensemble, il s’en éloigne peu.
Fin 2025, le nouveau chapitre, Avatar: Fire and Ashes, sortira et promet d’être un grand spectacle à voir au cinéma en 3D. Le film constitue en réalité la seconde partie du précédent et reprend là où celui-ci s’était arrêté. Cette fois-ci, les Sully doivent faire face à de nouveaux obstacles, notamment Varang, la charismatique cheffe de la tribu Mangkwan, ainsi qu’au désormais habituel Quaritch-Avatar, devenu l’ennemi juré des habitants de Pandora.
Cameron soutient, peut-être à juste titre, que le cinéma est l’art de l’illusion et qu’il importe donc peu que l’ensemble soit élaboré par ordinateur. Il affirme que le spectacle visuel prime sur une histoire complexe.
À mes yeux, la saga souffre toutefois d’une certaine répétition de situations similaires et, en se concentrant sur l’environnement de Pandora et des variations autour des ethnies Na'Vi, elle semble paradoxalement peu imaginative. Les thèmes écologiques, le colonialisme, les différences ethniques, la famille, ainsi que le lien avec une sorte de déesse-nature nommée Eywa, sont des éléments déjà présents dans les premiers films et qui ne sont pas approfondis ici.
Ce film connaîtra-t-il le même succès que les deux précédents ? C’est certainement possible, mais d’après ce que l’on a vu jusqu’à présent, la saga — qui devrait compter au moins deux autres films — montre quelques failles, au lieu de s’imposer comme un Star Wars moderne. À voir tout de même au cinéma, si l’on souhaite simplement profiter du spectacle visuel.




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