...Mais Paris libéré !
- Alain Camilleri
- 6 août
- 2 min de lecture

Paris célébrera dans quelques jours le quatre-vingt-unième anniversaire de sa Libération. Voici une bonne occasion pour visiter le musée de la Libération de Paris. Musée qui regroupe également le musée du général Leclerc et le musée Jean Moulin. Il est vrai que, devant l’Histoire, la Ville de Paris, Philippe Leclerc et Jean Moulin ont leur destin respectif étroitement lié. Paris, occupé par les nazis durant quatre longues années, fut en effet libéré le 25 août 1944 par la 2ème DB commandé par le général Leclerc, avec le concours actif de la Résistance que Jean Moulin sut unifier.
Situé au cœur du 14e arrondissement, place Denfert Rochereau, le musée permet au visiteur de se remémorer - ou de découvrir - en moins de deux heures, les évènements dramatiques qui ont marqué cette période. A chacun de ses pas il découvre l’extraordinaire dureté de cette période où il était minuit dans le siècle : de l’odyssée de la deuxième DB, commencée en Libye avec le serment de Koufra aux termes duquel le général Leclerc et ses hommes jurèrent de ne déposer les armes qu’après avoir libéré Strasbourg, jusqu’à la liesse du peuple de Paris libéré en passant par la détermination de Jean Moulin qui, après avoir unifier les différents mouvements de Résistance, périt sous la torture nazie.
Les photos, les objets, les témoignages et les documents cinématographiques de l’époque rassemblés dans le musée sont particulièrement bien agencés et de nature à nous rappeler la phrase de Raymond Aron soulignant « que l’Histoire est tragique ».
Pour compléter cette plongée dans le temps, le visiteur pourra découvrir le poste de commandement du grand résistant Rol Tanguy. Pour ce faire, il lui suffira de descendre une bonne centaine de marches pour visiter ce souterrain à partir duquel, il y 81 ans ce métallo communiste devenu chef de la Résistance francilienne dirigea durant une semaine, au nez et à la barbe des nazis, l’insurrection du peuple de Paris.
En parcourant ce dédale de béton ainsi que le musée qui le surplombe, l’auteur de ces quelques lignes se sentit, une fois encore, reconnaissant envers ces femmes et hommes qui, au péril, et parfois au prix, de leur vie, accomplirent ce qu’ils considéraient être leur devoir et offrirent ainsi aux générations futures ce bien inestimable : la liberté !
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