Tirons-nous vite d’ici ça va chauffer…
- Gilbert Fiori
- il y a 4 jours
- 2 min de lecture

En l’an 79 après Jésus-Christ et à une date (août ? octobre ?) sur laquelle les historiens aujourd’hui encore n’arrivent pas à se mettre d’accord, le Vésuve est entré en éruption. Les dégâts matériels et humains furent considérables et les cités romaines toutes proches, Pompéi et Herculanum, furent détruites et recouvertes de cendres. Pline le Jeune, fils du célèbre naturaliste, était de passage et se trouva être le témoin oculaire de cette catastrophe dont il fit le récit.
Il semble en fait que la nature de l’éruption et la pluie de cendres incandescentes qui s’est abattue sur les alentours n’ait laissé aucune chance à ceux qui se trouvaient sur place. Pline l’Ancien, le naturaliste, figure parmi les victimes. Le bilan humain de ce gros éternuement du Vésuve fut très lourd et les historiens estiment à environ 15.000 le nombre des victimes.
Parallèlement à la catastrophe elle-même l’éruption eut le “mérite”, et n’oublions pas les guillemets, de préserver Herculanum et Pompéi d’une façon incroyable ; elle nous fit don, dans son package, de vestiges à l’allure et au goût cendrés dont l’examen détaillé nous a fourni un éclairage unique sur la vie de la société romaine à cette époque.
Parmi les restes parvenus jusqu’à nous il est intéressant de noter, et j’en arrive enfin à nos petits compagnons à quatre pattes, qu’aucun chat n’a été retrouvé. Il figurait pourtant au catalogue comme animal de compagnie des dames de la bonne société romaine antique et fut même retrouvé sur certaines mosaïques de Pompéi. Quid à ce stade de l’absence totale des minous chers à ces dames dans les vestiges retrouvés sur place et inventoriés par les archéologues ?
Un début de réponse plutôt convaincant nous est fourni par Laura Fezia, auteure italienne qui a caressé le sujet dans son livre “la magia del gatto” où elle se penche sur ses félins favoris. Elle insiste en particulier sur le fait que nos amis chats sont dotés de capacités de perception très au-dessus de la moyenne et de la nôtre en particulier ; les greffiers d’Herculanum et de Pompéi ont par conséquent pressenti assez vite le danger qui approchait, cela bien avant que le cratère tout proche ne commence à donner de la voix et du reste.
Ils en ont donc tiré les justes conclusions et se sont empressés de prendre les pattes à leur cou ! Cela reste bien sûr une hypothèse mais Laura Fezia y croit fort et elle n’est pas la seule.
Un ami napolitain résidant tout près d’Herculanum m’expliquait il y a quelques années de cela qu’une partie non négligeable de cette cité antique n’avait toujours pas été mise à jour. Les budgets nécessaires à la reconstruction des bâtiments qui avaient été bâtis au-dessus et qu’il aurait fallu démolir pour accéder aux ruines encore inviolées continuent de faire peur aux responsables budgétaires concernés ! Patience donc. Un chat moins prudent que les autres et enrobé de cendres dort peut-être sous les pas des banlieusards napolitains de passage…




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