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CANOVA


Le sculpteur qui ne vous laisse pas de marbre !

Entre le Monte Grappa et le fleuve Piave, terre de conflits séculaires et de grands vins, blottie au coeur des vignobles d’Asolo, se trouve Possagno.

Cette petite ville, inconnue de la plupart des gens, est le lieu de naissance en 1757 de l’un des plus grands sculpteurs néoclassiques des XVIII et XIX siècles, Antonio Canova.


À la suite du décès de son père, sa mère se remarie et confie le jeune garçon à son grand-père paternel, un tailleur de pierre réputé qui l’initie à son métier. Après des années d’apprentissage à Venise, il s’installe à Rome, partageant son temps entre ses voyages à l’étranger et ses chères collines de Trévise. En 1822, alors qu’il vient de terminer le cheval de la statue équestre de Ferdinand 1er pour la Piazza Plebiscito de Naples, et que sa santé est désormais altérée,

il décide de retourner à Possagno dans l’espoir de reprendre des forces. Il décède à Venise, alors qu’il rendait visite à son ami Florian. La renommée de Canova était telle qu’il eut droit à deux funérailles, l’une à Possagno et l’autre à Rome, auxquelles assistèrent de nombreuses

personnes illustres qu’il avait rencontrées au cours de sa carrière. Sa dépouille repose aujourd’hui dans le temple de Possagno, une église rappelant le Panthéon de Rome avec ses colonnes doriques, conçue par l’artiste mais achevée par son demi-frère Giovanni Battista Sartori, et que Canova avait décidé d’offrir à sa ville natale. Ce monument, construit dans la partie supérieure du village, est le premier édifice qu’aperçoit le visiteur. Venir à Possagno permet de découvrir toutes les facettes de l’artiste : sculpteur mais aussi peintre, ses tableaux sont exposés dans sa maison, il était aussi un habile diplomate! Vous pourrez entrer dans son atelier et admirer ses outils de travail, mais surtout la belle collection de plâtres qui ont été ensuite réalisés en sculpture de marbre exposées dans les plus grands musées du monde.



C’est à Possagno, sa dernière demeure, que son frère Giovanni Sartori a chargé l’architecte vénitien Francesco Lazzari (1791-1871), élève du célèbre Gianantonio Selva, de concevoir une nouvelle aile, achevée en 1844 pour y abriter l’ensemble de ses oeuvres.

Lorsque vous entrez dans la gypsothèque, la première merveille que vous voyez est Adonis couronné par Vénus, sculpture qui n’a jamais été réalisée en marbre mais qui nous donne un aperçu de la technique de Canova.


Vous lirez la suite de cet article dans le numéro 35 de Lumières Internationales

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